Rome : la Grotte à la Louve

La grotte Lupercale retrouvée à Rome par des archéologues lors de travaux de restauration d'un palais... la nouvelle ne date pas d'hier - 20 novembre 2007 - mais elle est extraordinaire...


"La grotte Lupercale est, tout simplement, la grotte où selon la légende la louve aurait allaité Romulus et Rémus, les fondateurs de Rome. Elle a été retrouvée sur le Mont Palatin...

Dans la Rome antique, la population organisait une grande fête annuelle en l'honneur du dieu des troupeaux Faunus Lupercus...

romulus, remus, rome antique, italie, rome en imagesCoppede - Romulus et Remus

... Selon la légende, une louve aurait allaité dans cette grotte les frères jumeaux Romulus et Rémus qui auraient fondé en 753 avant JC la ville de Rome...

... Recouverte de mosaïques et de coquillages, la grotte mesure 6,5 mètres de diamètre et 7 mètres de hauteur." Source : AFP

Rome ne cessera jamais de nous étonner... les images sont furtives, mais l'émotion est là...

Combien de trésors encore à découvrir ?!

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Commentaires

Bien que je ne sois pas passionnée par la Rome Antique, j'ai toujours aimé cette légende que j'ai lue enfant.
Je crois que ce fut ma première approche de la différence.
Et que ce mythe m'a appris très jeune, qu'elle est une richesse et non pas une menace.

Peut-être t'enverrai-je une photographie de la Lupa del Campidoglio, à 6 heures du matin dans un jeu d'ombres et de lumière ?
Ton règlement implique un choix Cornélien. Comment résumer tant de moments en une seule photographie.
On ne peux mettre sur le même plan la photo de vacances d'un touriste de passage, et les émotions d'un Romain, fut-il d'adoption.
Tu aurais toi-même beaucoup à montrer et je suis sûre que je ne suis pas seule à avoir envie de découvrir le Trastevere à travers ton regard.

Mon premier séjour, en juin 1992, fut complètement différent des autres.
Le dernier soir, aux environs de sept heures, je me demandais comment faire mes adieux à Rome.

Je ne crois pas que ce soit le hasard qui ait guidé mes pas jusqu'à Sant'Andrea della Valle.
C'était étrange, l'église était encore ouverte. Je suis entrée.
Et c'est là, à ce moment précis que mes fantomes vinrent à ma rencontre.

Il se passait quelque chose dont je n'arrivais pas à saisir la signification.
La nef était vide.
Un décor placé devant l'alta maggiore le représentait presqu'à l'identique.
Sur le coté une toile immense à peine esquissée, l'échafaudage du peintre.
Dans un coin, des ragazzis beaux comme des dieux jouaient avec leurs hallebardes.
Des enfants de choeur échappés d'un tableau du siècle dernier couraient partout, petits feux follets vêtus de rouge.
Je me fis une place sur l'un des quelques bancs installés en retrait, et tentais dans une conversation où se sont mélés mes quelques mots d'italien, des gestes, beaucoup de sourires et un nom que ma voisine inscrivit sur mon carnet... Tosca.

J'étais plongée au coeur de la répétition de ce qui allait être un évènement mondial, la retransmission de l'opéra de Puccini aux heures et dans les lieux même où se déroule l'action.
A midi à Sant'Andrea, le soir au Palais Farnese et le lendemain matin à six heures au Castel Sant'Angelo.

Je ne sais pas si tu as connu de ces moments où tu as envie de te pincer pour voir si tu n'est pas en plein rêve ?

J'étais là... oui j'y étais.
Pendant que Placido Domingo peignait sa toile, Catherine Malfitano, encore inconnue, faisait son apparition.
Mario, Mario ?
Son cui...

Ces deux phrases, dont l'air s'est gravé en moi, je ne peux les entendre sans frissonner de la tête aux pieds.
J'assistais à leur duo, à la fuite de Mario, à l'arrivée de Ruggiero Raimondi, le fourbe Sarpia.
Les enfants de choeurs chantèrent de leurs voix angéliques, les raggazzi défilèrent fièrement avec leurs hallebardes et ce fut la fin.

J'étais seule sur la place.
La nuit était tombée et je me suis mise à marcher.
Je ne sais pas comment je me suis retrouvée place Saint Pierre.
La colonnade de Bernini, les statues qui cachées dans l'ombre se détachaient sur ce ciel de nuit, la lune majestueuse...
J'ai sorti mon appareil photo, c'était la dernière pour finir la pellicule.
J'ai dû tenir la pose un long moment, et malgré moi ma main tremblait.
J'avais le coeur léger.
J'allais rentrer mais je savais qu'une longue histoire d'amour venait de prendre son envol.

Et quand plus tard j'évoquais Rome, c'était toujours la même phrase.
Déjà partie jamais revenue...
Eric a dit…
Ce n'est pas aussi drastique que cela, Anna. Il n'est pas dit que je ne publierai pas plusieurs photos d'une même personne...

Mais tout le monde doit avoir la possibilité de pouvoir publier au moins une photo. Et puis, je privilégie la qualité à la quantité. Je ne suis pas un site communautaire, où chacun peut publier ce qu'il veut...

Je souhaite simplement proposer des photos qui sont liées aux émotions des visiteurs...

Et pour ma part, je ne fais pas de différences entre les émotions des "habitants" ou des touristes... il n'y en pas de meilleures que d'autres...

Je ne cherche pas à être élitiste, mais à faire participer davantage de lecteurs pour le plaisir de tous.

Combien de vie as-tu eu ? 7 au moins ?
Eric je suis aussi contre l'élitisme.
Ce que je voulais exprimer c'est que les Romains auront forcément plus de choses à montrer.
Faire découvrir des lieux cachés.
Vouloir partager l'amour que l'on porte à son quartier, au quotidien.
Je ne voulais pas dévaloriser les touristes. C'est ainsi que j'ai commencé moi aussi.

Je trouve que tu es quand même un site communautaire à travers les commentaires.
Je pars pour écrire trois mots et puis tout s'enchaine, des souvenirs remontent, et c'est très troublant cette fenètre ouverte, parce que je ne sais jamais ce que je vais y voir, et quand je la referme, c'est comme si je rentrais d'un long voyage.

Tu pourrais me rappeler à l'ordre, Anna reste un peu dans le sujet !

Sinon pour répondre à ta question, je sais que cela semble fou, mais à la villa Medici, je reconnaissais tout, je me suis fondue dans le décor.
Et j'ai ressenti la même chose dans les petites églises un peu à l'écart, où les tableaux étaient souvent de peintres mineurs et j'avais l'impression d'avoir été l'un d'eux.
Rome est le seul endroit où malgré ma méconnaissance de la langue au début, j'ai eu ce sentiment de rentrer chez moi après de longues années d'absence.
Ici, je me sens à la fois chez moi et loin de chez moi...

Sous l'inquisition on m'aurait sûrement brulée comme sorcière...
Eric a dit…
Alors super !
Désolé, mais là c'est le printemps et j'ai plus de bois sous la main, on verra l'hiver prochain.
Pour le moment, tu es libre. Tes commentaires sont des échos aux billets et c'est très bien comme cela.
A+

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