Italie - IKEA Souffre

IKEA souffre en Italie. Première baisse des ventes IKEA en 23 ans dans la péninsule. Pas de bonne augure pour l'économie italienne et européenne dans son ensemble.

Ikea

La sacro-sainte Casa en prend un coup, après l'annonce des résultats IKEA en Italie : -2.6 % de chiffre d'affaires, pour l'exercice clos en août 2012, comparé à l'année précédente (Les Echos - 03/10/2012).

La raison invoquée ? La baisse de la consommation des ménages ! On aurait pu s'en douter... Plus précisément, les mesures d'austérité du gouvernement de Mario Monti, couplées à une hausse du chômage, ont eu la peau des familles italiennes et de leur porte-monnaie.

La Casa, véritable sanctuaire, ne fait plus recette. Pour IKEA en tous cas. C'est l'Italie qui n'en finit plus d'aller de mal en pis et qui se trouve touchée au coeur : le lieu où il fait bon préparer un bon plat de Paccheri.

Moins d'argent à dépenser pour la maison ? En tous cas, IKEA y croit toujours :
"IKEA a ouvert 20 magasins en Italie depuis 1989 et prévoit, malgré la déprime de la conjoncture, d'investir 400 millions d'euros pour quatre nouveaux magasins au cours des années à venir, a dit à des journalistes Lars Petersson, directeur général de la filiale italienne d'IKEA".

Demain la consommation des pâtes en panne ?

Vos Chemins Mènent à Rome

Commentaires

Rome En Images a dit…
Lire aussi : L'Italie Démontée par Ikea - Courrier International
Anonyme a dit…
Cette nouvelle si elle est dérangeante parce qu'à la clef il y a risque de fermeture et donc de perte d'emplois, est par ailleurs une bonne illustration de l'uniformisation par la mondialisation.
Comme tout le monde, je vais chez Ikea, j'adore me perdre dans cette caverne d'Ali Baba nordique où l'on trouve toujours pour 3 sous à satisfaire le besoin d'objets dont on n'a pas vraiment besoin.
Mais si j'ai fait d'Ikéa une de mes adresses, l'idée de trouver les mêmes objets à Rome comme sans doute dans toutes les grandes villes du monde, je trouve ça désolant. Nous voilà tous au même diapason, qui n'a plus rien à voir avec ce qui fait la singularité d'un pays, fut-ce à travers une cuillère en bois, une passoire ou un ouvre-boite.
Ce matin j'ai préparé mon expresso dans ma cafetière italienne et il aurait eu un goût, ou plutôt une absence de goût dans une cafetière Ikéa.
C'est sûrement subjectif, mais en savourant ma tasse, se superposent les publicités Lavazza, toutes géniales parce teintées "d'italianité". Et comment chanter "Volare" en finlandais. Comme on dit ici "ça le fait pas !"

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