Le Carnaval Romain d'Hector Berlioz

Le carnaval romain d'Hector Berlioz, une ouverture grandiose, dans un lieu qui ne l'est pas moins... Paris !


Une autre vision du carnaval !

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Commentaires

Je n'ai pas de souvenirs précis des carnavals de mon enfance.
En général c'était l'achat d'un masque, et ce jour là on croisait une foultitude de Davy Croquet, de Zorro ou de personnages de films de Walt Disney.
Plus tard, c'était ma fille en pleine période "rose". J'avais cousu un magnifique costume de fée auquel rien ne manquait. Le complétait une cape mauve constellée d'étoiles peintes à l'encre dorée. L'une d'elle ornait l'extrémité de sa baguette magique. A part le chapeau pointu qui a vite disparu, ces habits lui ont servi à se déguiser pendant des années. Quand la cape est devenue trop courte elle en a fait une jupe...

Je te surprendrai si je n'ajoutais pas quelques références romaines.
Ainsi, plusieurs tableaux de Géricault inspirés de la course de cheveaux à laquelle il assiste pendant le carnaval de 1816. Lancés à toute allure sans cavalier depuis la Piazza del Popolo, ils déferlaient sur le Corso jusqu'à la Piazza de Venezia.
http://www.pba-lille.fr/spip.php?article34

Un autre tableau, celui de Léon Philippet datant de 1835, qu'il commente ainsi dans une lettre.
"Il faut être fou jusqu’au dernier jour avec les autres pour vous former une idée de ce brillant spectacle. Imaginez-vous voir une rue de près d’une lieue de longueur, c’est la rue du Corso de Rome. C’est là que s’assemble la multitude innombrable des masques, des voitures et des curieux de toute espèce et de tous les pays du monde. Vous ne pouvez vous figurer quel charivari épouvantable toute cette masse bigarrée de toutes les couleurs produit sur les yeux et les oreilles et quand vous saurez que chaque individu est muni dans ses poches de dragées enfarinées et qu’il en jette à foison de toutes parts, vous avouerez qu’on ne peut voir un spectacle plus étonnant. En effet cette foule, ce bruit de tonnerre accompagné de la grêle blanche lancée des fenêtres et des voitures, le cri aigu des masques et la poudre qui tourbillonne dans les airs offrent un tableau tout à fait diabolique"
http://www.art-memoires.com/lmb09/09philippetdix.htm

Encore quelques lignes de Stendalh dans ses "Promenades dans Rome". Début XIXème.
"Pour ménager les moeurs si pures des Italiens de Rome, le Pape ne leur permet le spectacle que pendant le Carnaval"
Il traite en fait du théatre et de l'opéra. Mais cela donne une idée de l'atmosphère de défoulements de toutes sortes qui caractérisaient cette période.
Anna

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